Les premières invasions
Le Bessin a subi à
l'image de la capitale des
Viducasses,
Aregenua
(Vieux)
ou
Augustodurum
(Bayeux)
des incursions voire invasions de tribus
saxonnes à la fin de l'ère
romaine.
Le Molay, alors simple fortin, eut lui aussi à
faire face à ces tribus germaniques selon la
légende de l'if du Molay : « Dans le cimetière
de l'église du Molay, près de Bayeux est un
if commun
Taxus baccata remarquable pour son âge,
ses dimensions et la disposition de ses branches
(...). Ainsi quant à ses origines suivant les
uns, le premier if, dont celui-ci ne serait
qu'un rejet, aurait été planté sur la tombe d'un
chef
saxon,
tué en défendant le gué du ruisseau du Molay
contre un certain Waroc (ou plutôt
Waroch Ier),
fils de Mailers, comte de
Bretagne,
en l'an
578 »
[3].
Grégoire de
Tours
désigne d'ailleurs cette peuplade par le terme
de "Saxones Baioccassini", plus tard
Charles le
Chauve
dans un des capitulaires confie même la défense
de ce territoire à ce groupe "Of lingua saxonis"
(de langue saxonne) plus ou moins francisé.
Edmond de Laheudrie
confirme : « Selon Grégoire de Tours,
d'importantes colonies dites saxonnes existaient
dans la région.
Chilpéric
fit en 578 appel aux Saxons de Bayeux qui furent
taillés en pièces par Waroch, comte de
Vannes,
qui tombant la nuit sur eux en tua la plus
grande partie »
[4],[5].
Les invasions scandinaves
Dès le début du
IXe siècle,
le Bessin subit les assauts et sacs répétés des
Vikings
(ou
Normands),
Bayeux est incendiée par
Rollon,
les abbayes
de Vigor
et de
Deux-Jumeaux
rasées. Après le
traité de
Saint-Clair-sur-Epte,
le roi de France
Charles le
simple
abandonne la
Normandie
aux scandinaves et revient à la charge de leur
chef Rollon de répartir toutes ses terres entre
ses compagnons d'armes.
Les Molay-Bacon
Le chanoine Guérin dit
que, mis en possession de notre
Neustrie,
Rollon partagea les forêts abandonnées entre ses
compagnons d'armes et que « Bacon eut les bois
et les marécages sis entre l'Esque et la
Tortonne ».
Sans doute d'origine
franque ou saxonne, Anquetil Bacon dut être un
volontaire et compagnon de fortune de Rollon
assoiffé d'aventure et de possible richesse. On
ne sait que peu de choses de l'ancêtre de la
famille.
Ses successeurs Robert
et Roger Ier ont
entrepris de relever l'église de
Blay,
Arcisse de Caumont date celle-ci de la fin du
Xe siècle.